Les Cœurs Rouges
Carna
Pôle dance 100% masculine
Tout public
La pole dance, objet souvent associé à un imaginaire érotique, serait réservé à un usage féminin. Cette pratique semble réactiver des stéréotypes de genre.
Quand trois hommes s’en emparent, qu’est-ce cela produit ? La masculinité s’en trouve-t-elle questionnée ?
Nous avons choisi d’investir cet espace connoté en insufflant un nouveau rapport à l’agrès et au mouvement. Le corps s’engage aussi différemment, la danse devient peut-être autre… Le mouvement est contraint par l’objet lui-même. Nous avons tenté de trouver d’autres chemins physiques, d’autres façons d’appréhender les circuits corporels afin de tendre peut-être vers un corps qui semblerait plus « apaisé » …
Nous nous sommes appuyés sur les travaux de l’ethnologue Françoise Héritier sur les rapports de genre. Elle a consacré l’essentiel de ses recherches aux fondements des rapports hiérarchiques entre les sexes.
Nous avons pris pour appui ces mots souvent très drôles qui apparaissent en voix off offre un autre regard et une autre lecture à ce que la.e spectateur.rice découvre au plateau.
J’ai choisi de mettre au plateau trois hommes complémentaires mais qui se rassemblent autour de cet agrès commun qu’est la pole.
BIOGRAPHIE
Carna
Carna naît en puisant son énergie dans les arts du cirque et le voyage. La rencontre, la transversalité et le mélange des langages attisent la volonté d’être au cœur de notre époque, de questionner les transformations de notre société en confrontant nos pratiques – danse, théâtre, cirque – aux sciences humaines et aux nouvelles technologies.
En tissant des liens entre l’intime et le collectif, en animant la matière corporelle et textuelle et en expérimentant de nouvelles formes de dramaturgies, nous imaginons un théâtre physique et sensible destiné à susciter la curiosité et à créer l’émotion.
Le rapport à la performance (acrobatie, agrès aériens) a fondé l’esthétique des premières recherches pour s’orienter ensuite vers l’écriture chorégraphique et théâtrale. En basant nos créations sur la question sociale, une méthodologie s’est imposée, lente construction axée sur l’observation du réel et des entretiens sociologiques.
Nous tentons de mettre des mots là où la parole n’existait pas et pour donner corps à des phénomènes invisibles et pourtant réels : la clandestinité avec Les brûleurs de route, la place de l’individu au sein du monde du travail avec 3949, veuillez patienter et les croyances avec Le paradis des Autres. La cie vient d’achever un cycle de créations avec un diptyque sur les questions de genre et de classe sociale en tournée actuellement De la puissance virile et Des femmes respectables.
Avec l’aide d’artistes-interpètes, (danseur.euses contemporain.es, hip-hop, acrobates), de chercheurs (Pierre-Emmanuel Sorignet, Antoine Germa, Eve Meuret Campfort) et d’ingénieurs de l’image et du son, nous créons des pièces qui se veulent accessibles à tous, une forme de mise en abîme de notre monde contemporain : de la danse « documentaire » ou une dramaturgie du réel…
La compagnie Carna mêle de front la création artistique, la mise en place d’actions culturelles, de sensibilisation et l’organisation d’événements comme un festival en août sur le territoire parthenaisien.
